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Afrique du sud et Swaziland(cliquez sur la carte pour une vision plus précise du parcours) Un tour du monde est fait de transitions, douces ou brutales, attendues ou surprenantes. Alors que nous deambulons ce samedi soir a la recherche de notre terminal dans l'aeroport de Rio ou nous venons de quitter mes parents apres une bonne semaine de bonheur et d'affection, comme un mirage l'Afrique nous apparait au milieu d'une salle immense et vide: trois Touaregs enturbannes dont un portant son instrument de musique traditionnel, sorte de gombrit. "Salam Alekoum, vous etes Maliens ?", oui; sans doute des musiciens..."vous etes peut etre le groupe Tinariwen?" non, Tartit.
Tartit, excellent groupe dont j'ecoutais les melopees envoutantes durant mes annees brestoises !
Et vous? Mon interlocuteur a un sourire evasif quand je lui raconte que nous faisons le tour du monde a velo.
Lundi 19 au matin nous atterissons a Johannesbourg apres avoir passe 40 heures entre les avions et les aeroports de Rio, puis Sao Paulo.
Nous avons contacte un membre d'Hospitalityclub, Hendi, qui envoie un de ses copain taximan nous prendre a l'aeroport. Il nous conduit dans sa petite maison en peripherie de la megapole. On entre dans un lotissement dont l'unique entree est fermee par une barriere avec un gardien. Les murs d'enceintes sont surmontes de barbeles.
Johannesbourg est une ville a l'americaine, tres etendue, composee de banlieues residentielles et parsemee ca et la de grands centres commerciaux. Beaucoup de residences sont regroupees en lotissements gardes et la tres grande majorite des maisons individuelles arborent un panneau a l'exterieur "Armed Response". On a jamais vu un tel niveau d'obsession securitaire, et a priori c'est assez unique.
Nous preferons nous presenter au gardien pour qu'il nous laisse rentrer la prochaine fois. Il nous interroge sur notre accent; "Francais ! Mais moi aussi je suis francophone !". Innocent a 29 ans et est congolais, originaire de Lumbumbashi. Alors qu'il etait etudiant en sciences politiques il a decide de fuir la guerre. Il est passe par la Zambie, la Namibie, puis est arrive en Afrique du Sud en tant que refugie politique. Il survit depuis en faisant des petits boulots a droite a gauche. On sympatise tres vite et rendez vous est pris pour le lendemain au centre ville.
Notre premiere mission a Johannesbourg est de renouveller nos passeports dont les pages sont pleines alors que notre odyssee ne touche pas a sa fin. En theorie il est possible d'obtenir un passeport d'urgence en 24 heures. En pratique il nous aura fallu patienter 10 jours...
Le lendemain de notre arrivee, apres avoir depose nos demandes au consulat, nous allons boire un cafe au centre commercial du coin. Boutiques chics, bistrots classes, les trois quarts des badauds sont des blancs. On se rend ensuite sur le boulevard pour attraper un taxi collectif qui descend au centre ville. Evidemment, la, pas de blancs.
Les gens sont sympas, certains amuses de nous voir. Arrivee a down town: autre ambiance ! Plein de monde, du mouvement, les vendeurs de rue, les coiffeuses mozambiquaines qui officient sur le trottoir (par groupes de 2, 3, voir 6 ou 7 !), et toujours pas un blanc a l'horizon : on vient de passer de l'Europe a l'Afrique en dix minutes.
On retrouve notre ami Innocent avec qui nous arpentons les rues du centre, a la si triste reputation. Rues rectilignes, immeubles et gratte-ciels. Certains immeubles sont vides, vitres cassees. A la fin de l'apartheid beaucoup de blancs se sont litteralement enfuis en Australie ou Nouvelle Zelande par peur des represailles. Les immeubles vides ont ete rapidement squattes mais sans organisation pour l'entretien, sans eau ni electricite, certains tombent en ruine.
Dans le quartier de Hillbrow, le plus mal fame, repere des dealers, voleurs et proxenetes, on passe le soir devant de grandes tours plongees dans l'obscurite. Elles sont habitees, voir surpeuplees, mais il n'y a ni eau ni electricite. Un centre ville sinistre que la municipalite essaie lentement de rehabiliter, surtout en prevision de la coupe du monde de football 2010.
Mais on aime bien l'ambiance, c'est apres tout le seul endroit ou on a l'impression d'etre en Afrique!
![]() Le vendredi matin Antoinette, notre 2eme hote hospitalityclub, vient nous chercher. Le hasard fait qu'elle travaille comme Hendi a la television. Mais elle, en revanche, a beaucoup plus de temps libre. Et la on a eu beaucoup de chance: trouver un reparateur de velos, un vendeur de rechaud, etc... tout prend des proportions enormes sans voitures. Heureusement qu'elle etait la.
En plus de ca elle nous promene: musee Africa avec une expo photo sur Johnny Clegg, musee de l'Apartheid, expo sur Steve Biko... Le dimanche nous sommes alles faire un tour a Soweto, abreviation de South western Township, celebre dans le monde entier en raison des emeutes repetees contre le systemes de l'apartheid. Symbole de l'opposition noire au systeme raciste des blancs, Soweto est aujourd'hui une gigantesque ville "pavillonaire" de plus de trois millions d'habitants au sud ouest de Johannesbourg. Avec, hormis quelques quartiers proprets ou vit paisiblement une middle class noire, une majorite de petites maisons simples et les taudis ou vivent les indigents.
Nous buvons un coup devant l'ancienne maison de Mandela sur Vilkazi Street, cas unique puisque dans cette rue ont cohabite en meme temps deux prix Nobels de la paix, Desmond Tutu et Nelson Mandela. Les touristes se pressent dans cette petite maison transformee en musee. Un panneau "Armes interdites" est appose a l'entree.
Qu'est devenu l'Afrique du Sud? Vu de loin les chiffres ont de quoi impressionner: 1ere economie du continent Africain avec un PIB deux fois superieur a celui de l'Algerie (qui occupe la 2eme place), soit une richesse situee entre celle de la Grece et du Danemark, les taux de scolarisation et de depenses de sante parmi les meilleurs du continent.
Mais c'est aussi et surtout le pays le plus inegalitaire du monde selon la Banque Mondiale. A Cap Town les porshes passent a tout allure sur les rocades qui surplombent les bidonvilles. Un pays decime par l'epidemie du Sida (30% de la mortalite est du au Sida). Le pays le plus insecuritaire: 55 000 viols par an, un crime toutes les 30 secondes...
C'est samedi soir et Hendi a prevu une sortie pour aller voir un de ses amis qui a traverse l'Afrique australe du Cap jusqu'a Dar es Salaam a velo. Il doit nous appeller vers 18 heure. A 18H10 Antoinette recoit un SMS: la soeur de mon copain vient de se faire braquer sa voiture. 2eme SMS cinq minutes plus tard: elle s'est pris trois balles dans la poitrine.
Nous sommes sideres et choques. Antoinette hoche la tete d'un air las ou la colere affleure: "dans ce pays tout le monde connait au moins une personne qui a le VIH ou qui en est mort, et une autre qui s'est fait braquer, voire tuer..."
Antoinette, nee au Cap d'une mere Afrikaner et d'un pere anglophone, a salue avec joie la fin de l'Apartheid, mais elle n'est pas optimiste pour la suite. La popularite de l'ANC, le parti de Mandela, s'emousse, meme s'il y a de fortes chances qu'il reste au pouvoir. Thabo Mbeki n'a pas l'aura de Mandela et s'est avere incapable d'endiguer la violence. Quant a sa ministre de la sante c'est peut etre la plus incompetente du continent.
Le futur leader de l'ANC sera peut etre, en tout cas c'est lui le mieux place, Jacob Zuma. Il defraie actuellement la chronique car il vient d'etre acquitte par le tribunal d'une accusation de viol (le "non" de la victime n'aurait pas ete assez explicite selon les juges...) apres avoir deja echappe a deux accusations en 2006 (l'une pour viol l'autre pour corruption). La victine etait seropositive et il le savait. Il a explique a la cour qu'apres son rapport avec la victime, sans condom, il aurait tout de suite pris une douche pour eviter d'attrapper le Sida... Si Jacob Zuma prend la tete de l'ANC il sera presque a coup sur president de l'Afrique du Sud en 2009. On est mal barre.
Toujours d'apres Antoinette, si les journeaux font la une presque tous les jours sur les crimes, il est plus delicat d'enqueter sur la politique et les affaires. Les journalistes subissent des pressions en tous genre, des intimidations qui visent au mieux a l'autocensure. Le gouvernement actuel essaie de passer une loi visant a diminuer la liberte de presse.
Samedi premier decembre, passeports en poche, nous reprenons la route vers l'est. Antoinette nous amene en voiture jusqu'a Secunda pour nous eviter la sortie a priori cauchemardesque de Jo'burg. La reprise n'est pas evidente et la route assez frequentee. Les voitures foncent comme des bolides puisque la vitesse n'est limitee qu'a 120 km/heure (sur une nationale!). Vers 11 heures nous atteignons notre premier village. Deux Afrikaans bedonnants et mal rases sortent de leur pick up en nous regardant avec de grands yeux. Deux Francais, a velo, par ici, et qui se preparent a remonter l'Afrique. Nous sommes fous a coup sur. Le gros a gauche se baisse vers moi et me fait sur le ton de la confidence "faut surtout se mefier des noirs..." Ben on n'a pas fini! On arrive en fin d'apres midi a Ermelo. Antoinette nous a file le nom d'un camping. On demande notre chemin dans une guest house. C'est samedi, il est 17 heures et la fete commence doucement: que des blancs Afrikaners, biere a la main, bien rougeauds, gilet en cuir, sono a fond avec de la country africaans. Pas un noir. L'Afrique du Sud est un pays non mixte: blancs d'un cote, noirs de l'autre. Et la division n'est pas uniquement raciale mais economique: riches d'un cote, pauvres de l'autre. C'est un peu une mentalite d'assieges. Il y a du coup une certaine solidarite entre blancs.
Arrives au camping on doit hurler pour qu'on nous ouvre, car forcement il est clos d'une barriere electrifiee de plus de deux metres. L'homme qui nous accueille au camping, client a l'annee, n'est pas mal non plus. Sa femme bien rondouillette est venue avec les gosses, trois fils dont l'un est deja obese et nous fait penser a l'Allemand dans le film Charly et la chocolaterie de Tim Burton. Nous demandons ou sont les sanitaires. Regard embarrasse de la femme envers son mari qui pue l'alcool a 20 metres. Grand, rougeaud, torse nu, costaud, et le verre de whiskie a la main: "Bon, c'est a dire que.... Les sanitaires sont la bas. Mais... Bon, vous pouvez utiliser la douche de mon mari, chez les filles... les sanitaires hommes sont utilises par les noirs (black people)".... Je me demande si j'ai bien compris mais Chloe confirme. On recree, 13 ans apres, des minis apartheids...
Le lendemain, apres une belle route vallonee et deserte, nous arrivons a Amsterdam. Pas de canaux, pas de coffee shop, on est assez decus. Ca fait un peu western. Apres avoir plante notre tente chez les policiers, on va s'acheter de quoi prendre l'apero. Le seul rade ou l'on serve de l'alcool est situe au bout de la rue, apres les quatre supermarches tenus par des Chinois. Trois hommes accroupis devant, deux femmes titubent a l'entree. L'interieur est glauquissime. Une salle vide et crade eclairee par une lumiere blafarde, un homme danse tout seul pres du billard, unique meuble. La vendeuse est cachee derriere ses grilles... Pres de notre tente les cellules ou hurle a la mort un prisonnier. Sympa.
Le trois decembre on gravit les collines qui nous separent du Swaziland. On discute le coup avec les douaniers, deux coups de tampon et nous changeons de pays. Nous roulons sur des cretes, descendons a pic pour remonter des cotes de 2 ou 3 km a pres de 10%. En milieu de matinee la tempete se leve et les bourrasques de vent balaient la route qui serpente sous un ciel ou courrent de gros nuages gris noirs. Nous arrivons en fin d'apres midi a Luyengo. On s'attendait a une petite ville. En bord de route ca se resume a deux maisons et quatre boutiques. On se prend un coca en se demandant comment on va gerer pour le couchage du soir. Arrive un homme jovial, en tenue traditionnelle (pagne rouge noue sur une epaule, pagne d'une autre couleur ceint autour des hanche par une peau de bete, et un collier en perles), qui vient nous serrer la main. Quand il apprend que nous sommes medecin il s'interesse a notre point de vue sur l'epidemie VIH qui sevit en Afrique Australe car il s'occupe de prevention envers les jeunes a Mbabane, la capitale. Nous aussi ca nous interesse et on provoque un peu l'invitation a venir dormir chez lui en lui laissant entendre qu'on cherche un endroit ou dormir...
Il s'appelle Justice (apres Innocent a Johannesbourg c'est pas mal...) et vit a 29 ans avec toute la famille (mere et grand mere, freres et soeurs, etc...) dans trois maisons sur les hauteurs du village.
On finit donc par pousser les velos sur le sentier en pente qui mene chez lui.
Toute la famille est adorable. Apres une promenade en haut de la montagne pour voir le coucher de soleil, on mange ensemble le repas du soir, bouillie de mil et haricots. Le Swaziland est un pays pauvre et les fins de mois sont difficiles a boucler. C'est aujourd'hui le 1er jour de retraite de sa mere qui faisait des menages. Ce qui chez nous est une fete ici ne l'est pas car ca signifie moins de rentree d'argent. Le lendemain on fait une grande seance photo avec tout le monde. Ils sont tout excites et les exclamations fusent quand ils voient apparaitre sur l'ordinateur de Justice les photos prises 5 minutes plus tot. La grand mere me serre dans ses bras comme un fils qu'elle n'aurait pas vu depuis 10 ans. Justice offre un pagne a Chloe, on leur laisse au village un petit colis alimentaire. Ces rencontres ephemeres qui font le voyage sont d'une incroyable densite, les eclats de rire et les echanges nous lient rapidement. Le bonheur n'est pas loin.
Le Swaziland, dernier royaume d'Afrique, petit pays montagneux d'un million d'habitants coince entre l'Afrique du Sud et le Mozambique, s'enfonce toujours plus dans la pauvrete. Debut 2007, l'esperance de vie etait de...31,3 ans. En cause evidemment le Sida dont la prevalence est la plus elevee au monde avec plus de 33% des 15-49 ans touches. Ces chiffres frappent l'imagination mais ca a peu de choses a voir avec la souffrance et le desespoir des malades et de leurs familles, avec la colere et l'indignation des cliniciens pour qui les malades ne sont pas des chiffres.
Justice nous parle de l'epidemie et notamment de ses ravages a Matsapha, petite ville industrielle a 50 km de Mbabane. La principale industrie au Swaziland c'est le textile. Et avec les exportations chinoises, c'est depuis quelques annees un secteur en peril. Alors qu'elles payaient deja miserablement leurs employes, les grandes firmes ont menace de se retirer pour sous traiter exclusivement en Chine. Apres "discussions", beaucoup sont restees. Les ouvriers et ouvrieres gagnent en moyenne 50 euros par mois et sont exclusivement employes en CDD. Ensuite on les jette. Les salaries ont souvent construit une petite maison aux alentours et restent donc sur place. Un secteur informel important gravite autour de la petite ville ou se situe le seul aeroport du pays. Le taux de chomage est tres eleve, beaucoup de femmes sont obligees de se prostituer pour survivre, prostitution aupres des routiers qui font l'aller retour avec l'Afrique du Sud.
Merci GAP, Nike et consorts ! Ami lecteur, si tu lis ces lignes c'est que tu n'es pas indifferent aux realites du monde ! Il n'y a pas lieu de culpabiliser l'acheteur d'une chemise dont le prix represente deux mois de salaire de celui qui l'a confectionne mais de mettre en evidence les rouages de l'injustice sociale, qui ici peuvent mener a la mort puisque le Sida tue. Matsapha est un exemple parmi tant d'autres. Comme l'ont montre les etudes de sante publique, une des causes majeures de l'epidemie c'est la misere, et le combat contre le sida passe entre autre par le combat contre le neoliberalisme, ideologie dont l'objectif consiste moins a s'attaquer a la pauvrete et aux inegalites sociales qu'a les gerer (1).
Le lendemain nous arrivons a Mbabane, petite capitale paisible de 70 000 habitants. Nous y sommes restes une journee, le temps d'obtenir notre visa pour le Mozambique. C'est sous la pluie que nous reprenons la route ce jeudi 6 decembre. Apres quelques kilometres nous nous retrouvons en plein brouillard. On grimpe dans une vrai puree de pois, on ne voit pas a 15 metres ! On se perd regulierement de vue malgre nos chasubles fluo. L'etape est tres difficile avec beaucoup de cotes a plus de 10%, longues de plusieurs kilometres. Il pleut, il fait froid. Chloe a de nouveau une douleur au genou qui empire au fur et a mesure que la journee passe.
On arrive enfin a Piggs Peak, petite ville du nord Swaziland, sous des trombes d'eau. Et il va falloir trouver un endroit pour dormir. Petit coup au moral pour Chloe mais on se remet vite en route, direction le poste de police ou nous pourrons peut etre planter la tente (sous le deluge, chouette!). En chemin on apercoit une eglise Anglicane, bonne candidate pour y demander l'hospitalite. On tombe sur un type pas mechant mais totalement apathique et assez lugubre. On doit attendre sa soeur qui nous donnera eventuellement l'autorisation de planter la tente sur la pelouse.. On grelotte de froid pendant une heure avant de voir un petit rayon de soleil rentrer dans la piece " Hello, my name is Queen !" (j'adore leurs prenoms...). Elle nous installe dans une piece de la maison et on s'assoit tous ensemble devant la tele pour regarder le film du mariage de sa soeur qui s'est deroule un mois auparavent. Mais attention ici on est loin du cote soporifique de la fameuse video de famille comme on connait chez nous: danses traditionnelles, musiciens, tenues colorees...Ca fait un peu penser a la culture Zoulou.
Le mari de Queen est pasteur Anglican. Ils sont heberges par la paroisse mais il ne recoit pas de salaire. Les gens lui donnent ce qu'ils peuvent quand il vient prier et apporter son soutient aux malades. Ils ont eu ensemble une fille et ont adopte deux orphelines. Malgre le salaire de secretaire de Queen, ici aussi c'est difficile.
Le lendemain nous sommes obliges de prendre un bus pour nous avancer et passer quelques chaines de montagnes en raison de la douleur au genou de Chloe. On arrive a Maphiveni en fin d'apres midi, toujours sous la pluie. C'est un carrefour avec un petit barrage militaire, le Mozambique n'est qu'a 20 km. En 10 minutes l'officier nous trouve une piece ou nous abriter pour la nuit, gratuitement.
Le lendemain matin nous traversons le village, petite piste boueuse qui passe au milieu des cases, de plants de mais et de quelques maisons en dur. Des villageois, qui en bottes, qui pieds nus dans la boue, nous regardent passer un peu eberlues, des gamins tee shirt troue tombant jusqu'aux genoux nous font des petits signes.
Apres 20 km de cotes raides sous le crachin nous arrivons a la frontiere. Apres trois semaines d'anglais nous retrouvons avec joie le portugais. Direction Maputo. Maputo, 75 kilometres.
![]() (1) Lire a ce sujet P.Farmer, "La violence structurelle et la materialite du sociale".
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